Un quart de l’humanité pourrait être confronté à une pénurie d’eau d’ici à 2050. Pour contribuer à la lutte contre le gaspillage de l’eau, une entreprise néerlandaise a créé un recycleur d’eau pour les ménages.
La consommation d’eau dans le monde a été multipliée par 6 en cent ans, et aujourd’hui plus de la moitié de la population mondiale vit dans des zones potentiellement concernées par une pénurie d'eau au moins un mois par an. Dans le monde, les plus gros consommateurs d’eau douce sont l'agriculture (70% de l’eau prélevée) et l'industrie (19%). L'usage domestique représente, quant à lui, 11% de l’eau consommée. Peut-on optimiser cette consommation, peut-on la repenser ?
Une entreprise néerlandaise a fait ce constat : nous consommons de l’eau potable dans nos foyers pour tirer la chasse d’eau et laver le linge. Pour éviter ce gaspillage, elle a créé Hydraloop, un appareil qui recycle les eaux usées domestiques. Ce dispositif grand comme un réfrigérateur se branche sur la plomberie de la maison, récupère et traite les eaux usées, et les redistribue vers la machine à laver, les toilettes et l’arrosage extérieur.
Le traitement de l’eau associe plusieurs procédés mécaniques comme la sédimentation, la flottaison, ou encore la désinfection par lumières UV. L’eau ainsi traitée n’est pas consommable par l’homme mais permet une distribution plus intelligente de l’eau potable. Hydraloop promet jusqu’à 75 000 litres d’eau économisés par an pour une famille de 4 personnes, soit l’équivalent d’une piscine remplie. “Notre objectif, c’est que plus aucune maison dans le monde ne soit construite sans son propre système de recyclage de l’eau, et de contribuer à un monde plus durable”, dit Arthur Valkieser le PDG de Hydraloop Systems.
Difficilement. C’est pourtant une réalité à laquelle sont encore confrontées de nombreuses personnes dans le monde aujourd’hui. Mais les Nations unies ont fixé pour objectif de développement durable numéro 1 d’éradiquer cette extrême pauvreté d’ici 2030. Et de diviser par deux le nombre de personnes ayant à faire face la pauvreté, quelle qu’en soit la forme. Car si dans nos esprits, le terme rime facilement avec insuffisance de revenus, il ne faut pas oublier que d’autres formes de pauvreté peuvent frapper les populations. La malnutrition, un accès limité à l’éducation ou encore une certaine discrimination en sont des exemples.
Comment y parvenir ? En créant notamment des emplois durables et des systèmes de protection sociale accessibles à tous. De quoi aider les populations à surmonter les conflits et autres catastrophes naturelles qui pour l’heure, les entraînent trop facilement dans la spirale de la pauvreté.