Objectifs de développement durable
11Imaginer des villes durables17Se mobiliser tous ensemble

Pour diminuer la pollution atmosphérique, de plus en plus de villes incitent leurs habitants à délaisser la voiture. Aux Pays-Bas, Delft est la ville pionnière de la mobilité durable, avec un réseau cyclable et ferroviaire érigé en modèle.

Le vélo est l’un des moyens les plus durables pour circuler en ville, mais il reste encore difficile pour les cyclistes du monde entier de se déplacer en toute sécurité et d’accéder à des infrastructures de qualité.

Aujourd’hui, 90% de la population mondiale est exposée à un air pollué. En milieu urbain, la situation est d'autant plus critique, le niveau de particules fines dans les grandes villes dépassant souvent les seuils définis par l’OMS. Une situation préoccupante quand on sait que la pollution atmosphérique a des conséquences directes sur les populations en termes de santé publique. La mobilité durable étant un enjeu majeur, une ville néerlandaise montre qu’il est possible de lutter contre ce fléau.

Aux Pays-Bas, Delft est l’une des villes pionnières en matière de mobilité durable. Dès les années 1970, la ville a mis en place des solutions alternatives à la voiture. C’est d’ailleurs ici qu’a été développé le premier réseau cyclable urbain. Aux Pays-Bas, toutes les tranches de la population sont familières de la pratique du vélo : un quart de la population se déplace quotidiennement en vélo, contre 8% en moyenne au sein de l’Union Européenne.

C’en est devenu un phénomène culturel qui présente bien des avantages. Selon Bert van Wee, professeur de politique des transports à l’Université technologique de Delft, “les villes où les gens marchent et roulent beaucoup à vélo sont des villes en bonne santé”. Dans le monde, les économies liées à l’utilisation du vélo en milieu urbain sont estimées à 90 milliards d’euros par an.

Difficilement. C’est pourtant une réalité à laquelle sont encore confrontées de nombreuses personnes dans le monde aujourd’hui. Mais les Nations unies ont fixé pour objectif de développement durable numéro 1 d’éradiquer cette extrême pauvreté d’ici 2030. Et de diviser par deux le nombre de personnes ayant à faire face la pauvreté, quelle qu’en soit la forme. Car si dans nos esprits, le terme rime facilement avec insuffisance de revenus, il ne faut pas oublier que d’autres formes de pauvreté peuvent frapper les populations. La malnutrition, un accès limité à l’éducation ou encore une certaine discrimination en sont des exemples.